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SÉMINAIRE « ANTHROPOLOGIE DE LA VIE ET DES REPRÉSENTATIONS DU VIVANT », SÉANCE SPÉCIALE MARDI 25 AVRIL AVEC NATASHA MYERS, EMANUELE COCCIA & LIA GIRAUD

Chers et chères collègues,

Vous trouverez ci-joint le programme de la prochaine séance du séminaire « Anthropologie de la vie et des représentations du vivant » qui aura lieu le mardi 25 avril 2017, en remplacement des séances annulées en janvier dernier (attention lieu inhabituel) –  en partenariat avec le projet « La vie à l’oeuvre » (http://transfers.ens.fr/la-vie-a-l-oeuvreexplorer-les-potentialites-du-bioart-et-du-biodesign). Nous aurons le plaisir d’y entendre Natasha Myers, Emanuele Coccia et Lia Giraud.

VIAO – Programme 25 avril

Le lendemain, lors de la séance du 26 avril à 17h (105 bd Raspail, comme d’habitude), consacrée à la « Contribution de l’ethnologie amérindienne à la définition de la vie (3) », je rappellerai comment les travaux de Dimitri Karadimas, récemment disparu à la suite d’une longue maladie, ont permis de jeter un nouveau regard sur la perception du vivant par les peuples d’Amazonie. Je mettrai en relation son approche avec celles d’autres anthropologues tels qu’ E.Kohn, I. Praet ou F. Santos-Graneros qui, eux aussi, ont cherché à mettre en évidence les théories de la vie qui prévalent dans cette partie du monde.

C’est en 2014 que Dimitri Karadimas et moi-même avons commencé à organiser le séminaire « Anthropologie de la vie et des représentations du vivant », dans le cadre du programme « Des êtres vivants et des artefacts », soutenu par la Fondation Fyssen. Depuis 2015, cette réflexion collective prend  la forme d’un séminaire de recherche que les étudiants peuvent valider dans le cadre de leur formation à l’EHESS. En 2016, enfin, Dimitri et moi avons créé l’équipe « Anthropologie de la vie et des représentations du vivant » qui réunit, au sein du laboratoire d’anthropologie sociale, des doctorants, des postdoctorants et des chercheurs confirmés pour étudier les variations, dans le temps et dans l’espace, des conceptions de la vie. En plus d’un ami, nous avons donc la tristesse de perdre un collègue à l’esprit inventif qui nous a aidé à fixer un cap à cette entreprise collective.

Perig Pitrou

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SÉMINAIRE « ANTHROPOLOGIE DE LA VIE ET DES REPRÉSENTATIONS DU VIVANT », MERCREDI 22 MARS, OBSERVATOIRE DE PARIS, 9:30-12:45. « VIE TERRESTRE/VIE EXTRATERRESTRE

PSL_IRIS

Paris Sciences et Lettres
IRIS – Origines et conditions d’apparition de la vie

Vie terrestre/ Vie extraterrestre
La perspective de l’anthropologie de la vie

Équipe « Anthropologie de la vie et des représentations du vivant »
Laboratoire d’anthropologie sociale (Collège de France)

22 mars 2017, 9h30-12h45
Observatoire de Paris, Salle du Conseil
77, avenue Denfert-Rochereau, Paris 14e
(Une pièce d’identité est demandée à l’accueil)

9h30
Perig Pitrou (CNRS/Laboratoire d’anthropologie sociale)
Anthropologie de la vie et exobiologie

10h30
Istvan Praet (Université de Roehampton)
L’astrobiologie comme laboratoire conceptuel

11h30 Pause

11h45
Joffrey Becker (LORIA/Laboratoire d’anthropologie sociale)
L’imitation de la vie en robotique entre fabrication et interactions

SÉMINAIRE : « MUTATION, HYBRIDATION, CONTAMINATION », DOMINIQUE LESTEL. JEUDI 12 DÉCEMBRE, ENS-ULM, 15:00-17:00, Anne Sauvagnargues, « Devenir-lichen. D’un mille et unième plateaux : pour une critique des devenirs exclusivement animaux féminins chez Deleuze et Guattari »

 

Dominique Lestel
(ENS, Département de philosophie)

Séminaire : « Mutation, Hybridation, Contamination »
(Avec le soutien de la Pépinière CNRS « Domestication et fabrication du vivant »)

Ecole normale supérieure,
Salle Cavaillès, 45 rue d’Ulm, 75005
Jeudi 15 décembre, 15:00-17:00

Anne Sauvagnargues
Université Paris-Ouest

« Devenir-lichen. D’un mille et unième plateaux : pour une critique des devenirs exclusivement animaux féminins chez Deleuze et Guattari. »

Je reprendrai la question du devenir-animal, telle qu’elle s’expose chez Deleuze et Guattari, – loup-garou, oiseau Dentirostris scenopoïetes,  souris Joséphine d’un point de vue végétal offensivement féministe. Des animaux molaires individués au végétal moléculaire, en passant par le cogito de l’amibe chez Raymond Ruyer, la taxe pollen et le rhume des foins, il sera question d’une écogéophilosophie.

SÉMINAIRE « ANTHROPOLOGIE DE LA VIE ET DES REPRÉSENTATIONS DU VIVANT », MERCREDI 14 DÉCEMBRE, CARLOS SAUTCHUK: « TECHNOGENÈSES AMAZONIENNES: PÊCHEURS, OBJETS TECHNIQUES ET ANIMAUX »

École des Hautes Études en Sciences Sociales
Pépinière Interdisciplinaire CNRS-PSL 
« Domestication et fabrication du vivant »
Laboratoire d’anthropologie sociale

Séminaire
« Anthropologie de la vie et des représentations du vivant »
2e et 4e mercredis du mois de 17 h à 19 h
(salle 11, 105 bd Raspail 75006 Paris)

14 décembre 2016
Carlos Sautchuk (Universidade de Brasília – University College London) 

« Technogenèses amazoniennes: pêcheurs, objets techniques et animaux »
La discussion sera animée par Pierre-Olivier Dittmar et Salvatore D’Onofrio
Et la présentation suivie d’un pot amical de fin d’année.

Ouvert à tous
Renseignements : perig.pitrou@college-de-france.fr
Domestication et fabrication du vivant

https://enseignements-2016.ehess.fr/2016/ue/1734/

SÉMINAIRE : « MUTATION, HYBRIDATION, CONTAMINATION », DOMINIQUE LESTEL. Jeudi 1er décembre, ENS-ULM, 15:00-17:00, Pierre Cassou-Noguès, « Le Monstre Synhaptique ».

Dominique Lestel
(ENS, Département de philosophie)

Séminaire : « Mutation, Hybridation, Contamination »
(Avec le soutien de la Pépinière CNRS « Domestication et fabrication du vivant »)

Ecole normale supérieure,
Salle Cavaillès, 45 rue d’Ulm, 75005
Jeudi 1er décembre, 15:00-17:00

Pierre Cassou-Noguès
Université Paris 8

« Le Monstre Synhaptique »

Arthur C. Clarke, dans la nouvelle « Dial F for Frankenstein », voit dans le réseau de téléphonie de l’Amérique des années cinquante un cerveau susceptible de se réveiller. Cette hypothèse d’une autonomie des machines fait l’objet d’une multitude fictions et peut-être doit-elle rester une fiction. A peine une fiction comme l’est Sans Soleil, le film de Chris Marker, où le monstre apparaît également. C’est du moins sous cette forme « à peine une fiction » que je m’attacherai à développer cette hypothèse pour déceler dans le monstre qui se rend alors tangible l’émergence d’une nouvelle sensibilité que je dirai synhaptique, parce qu’elle touche à tout ensemble.