LANCEMENT DU PROJET « LA VIE A L’OEUVRE »

La vie à l’œuvre 
Explorer les potentialités du bioart et du biodesign

Perig PITROU – LAS

Porté par le labex TransferS (Laboratoire d’anthropologie sociale/équipe « Anthropologie de la vie et des représentations du vivant »), en partenariat avec les Labex Memo Life (IBENS – Vincent Colot, Hélène Morlon, Antoine Triller), DEEP (Institut Curie – Geneviève Almouzni, Gwenaële Guigon, Guillermo Orsi, Léa Wurges), Institut Pierre-Gilles de Gennes (ESCPI, Andrew Griffiths, Philippe Nghe), l’UMR PASTEUR (Ludovic Jullien) et l’ENSAD (Lia Giraud, Dominique Peysson)

 Résumé
Ce projet réunit des acteurs provenant de diverses institutions de PSL (écoles d’art et design, laboratoires de science de la nature et de sciences humaines et sociales) pour explorer les potentialités représentées par les transferts de biotechnologie dans des pratiques artistiques, artisanales et industrielles se développant dans les domaines du bioart et le biodesign.

En étudiant les différentes échelles (cellule, organisme, écosystème) à partir desquelles les humains peuvent intervenir sur le vivant, on s’intéressera à la fois à la manière dont ils mettent en œuvre le vivant – pour lui donner une forme, le décomposer et le recomposer, le faire évoluer – et à la façon dont le vivant peut lui-même « être à l’œuvre », c’est-à-dire mis au travail en fonction de finalités spécifiques, pour produire des formes, de l’énergie, des couleurs, des matériaux.

Présentation
Les pratiques de domestication des végétaux et des animaux prouvent que l’action des humains sur le vivant n’est pas nouvelle, y compris pour des finalités esthétiques comme en attestent la création d’espèces d’animaux de compagnie ou le développement d’un art floral ornemental. Depuis quelques décennies cependant, en particulier du fait du développement des biotechnologies, se multiplient des projets, en art et en design, impliquant de nouvelles formes d’intervention sur des êtres vivants ou des processus vitaux : des expositions sont organisées tandis que des centres de recherche-création sont créés dans les Centres d’art ou les départements de sciences de grandes universités du monde anglo-saxon.

Alors que le biodesign se caractérise par une préoccupation pour les fonctions qu’une création peut, ou pourrait, remplir, les œuvres du bioart peuvent être des produits de l’imagination ancrées dans une réflexion sociale et éthique, ouvrant sur une dimension philosophique. En invitant en résidence sur le site de PSL des créateurs provenant de ces deux domaines et en les faisant collaborer avec des scientifiques en vue d’une exposition, le projet « La vie à l’œuvre » souhaite élaborer des protocoles pour évaluer les potentiels économiques et les implications sociales, politiques et éthique de ce type de créations. Dans la perspective comparatiste d’une anthropologie de la vie, on souhaite également s’interroger sur les variations, dans le temps et dans l’espace, qui existent dans les manières de concevoir le vivant.

Les participants aux projets s’engagent à ne mettre en œuvre aucune pratique susceptible de faire souffrir des animaux.

Responsable
Perig Pitrou, CNRS/Laboratoire d’anthropologie sociale

Pépinière interdisciplinaire CNRS-PSL Domestication et fabrication du vivant

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