Équipe « Anthropologie de la vie et des représentations du vivant » – Responsables : Dimitri Karadimas (CNRS) & Perig Pitrou (CNRS)

Bonjour à tous,

Nous avons le plaisir de vous annoncer la création de l’équipe « Anthropologie de la vie et des représentations du vivant » : [http://las.ehess.fr/index.php?2408].

Équipe

« Anthropologie de la vie et des représentations du vivant »

Laboratoire d’anthropologie sociale (UMR7130)

Responsables

Dimitri Karadimas, CNRS, Laboratoire d’anthropologie sociale

Perig Pitrou, CNRS, Laboratoire d’anthropologie sociale

Contexte général

L’équipe « Anthropologie de la vie et des représentations du vivant » se constitue à partir du réseau international de chercheurs qui a commencé à se développer au Laboratoire d’anthropologie sociale en 2013-2014, dans le cadre du projet « Des êtres vivants et des artefacts. L’imbrication des processus vitaux et des processus techniques », soutenu par la fondation Fyssen.

=> Actes du colloque « Des êtres vivants et des artefacts » :

[https://actesbranly.revues.org/647]

Cette équipe s’appuie sur les activités du séminaire « Anthropologie de la vie et des représentations du vivant » (EHESS) dirigé depuis 2014 par Dimitri Karadimas et Perig Pitrou. Tout en accordant une place centrale à l’analyse des données ethnographiques, ce séminaire favorise une approche comparatiste des conceptions de la vie, en instaurant un dialogue avec d’autres disciplines des sciences humaines et sociales ou des sciences de la nature.

=> Programme année 2014 : [Lien]

=> Programme année 2014-2015 : [Lien]

=> Programme année 2015-2016 : [Lien]

Cette réflexion collective a en particulier été menée au sein de la Pépinière interdisciplinaire CNRS-PSL « Domestication et fabrication du vivant », une action initiée par la Mission pour l’interdisciplinarité du CNRS pour la période 2014-2016.

=> Site internet de la pépinière « Domestication et fabrication du vivant »

[https://domesticationetfabricationduvivant.wordpress.com].

Les activités menées au sein de l’équipe recoupent en partie les problématiques traitées dans les cinq axes de recherche du LAS, en particulier pour ce qui concerne les axes :

– Percevoir, représenter, connaître ;

– Le biologique, le culturel et le social ;

– Comparatisme et modélisation.

Membres de l’équipe

Membres du LAS

Salvatore D’Onofrio (Université de Palerme – EHESS), Andrea-Luz Gutierrez-Choquevilca (EPHE), Dimitri Karadimas (CNRS), Katerina Kerestetzi (CNRS), Perig Pitrou (CNRS), Wiktor Stoczkowski (EHESS)

Doctorants et postdoctorants

Joffrey Becker (LAS), Hiav-Yen Dam (LAS/EHESS), David Dupuis (Collège de France/EHESS), Martin Fortier (EHESS), Émilie Letouzey (Université Toulouse-Le Mirail), Gabriela Daly (ENS/LAS), Noémie Merleau-Ponty (EHESS/MIT/Fondation Fyssen), Fabien Provost (Université Paris-Ouest)

Membres associés

Thierry Bardini (Université de Montréal), Maurice Bloch (London School of Economics), Teresa Castro (Université Sorbonne-Nouvelle Paris III), Florent Coste (École française de Rome), Ludovic Coupaye (UCL, Londres), Pierre-Olivier Dittmar (EHESS), François Guyot (MNHN), Frédérique Ildefonse (CNRS), Ludovic Jullien (UMPC), Dominique Lestel (ENS), Fabien Milanovic (Sup’Biotech), Régis Meyran (LIRCES), Guilhem Olivier (UNAM, Mexico), Istvan Praet (Roehamthon University, Londres), Renato Sztutman (USP, São Paulo), Ivana Teixeira (UFRGS, Porto Alegre)

Projet scientifique

En s’appuyant sur les acquis de l’anthropologie de la nature, les travaux de cette équipe cherchent à documenter les variations, dans l’espace et dans le temps, des conceptions que les humains se font de la vie et du vivant à travers les actions qu’ils exercent sur les processus vitaux. Il s’agit en particulier d’explorer la diversité des dispositifs intellectuels et pratiques grâce auxquels les humains objectivent des processus vitaux – par exemple la croissance, la reproduction, la régénération ou la sénescence – afin de les influencer ou de les contrôler. Qu’elle intègre des données de la biologie dans ses enquêtes ethnographiques ou qu’elle explore des conceptions du vivant qui se sont développées indépendamment de la science occidentale, cette réflexion collective vise, dans une perspective épistémologique, à articuler les approches du vivant produites par l’anthropologie.

L’investigation s’appuie sur des recherches menées dans trois directions complémentaires :

1) Perception des processus vitaux et systèmes d’inférences

Les humains ne sont pas seulement des êtres vivants, ils perçoivent des processus vitaux, dans leurs corps et dans leurs environnements. Afin de mieux connaître le socle universel à partir duquel se développe la diversité des conceptions du vivant, il convient tout d’abord de documenter les mécanismes, en particulier cognitifs, grâce auxquels les humains, mais aussi d’autres animaux, perçoivent ces processus. L’enjeu est de restituer les systèmes d’inférences, implicites et explicites, que les humains développent afin de rendre intelligibles les phénomènes associés à la vie et de les articuler conceptuellement les uns aux autres. Dans cette perspective, les travaux consacrés à la biologie populaire ou à l’animisme constituent des champs d’expérience privilégiés.

2) Contextualisation et modélisation des savoirs sur le vivant

L’étude des systèmes d’inférences développés par les humains pour rendre compte des processus vitaux explique qu’une attention particulière soit portée aux contextes dans lesquels se construisent les savoirs sur le vivant au sein de pratiques humaines. Des enquêtes ethnographiques de longue durée visent ainsi à observer des phénomènes à l’interface entre le social et le biologique, dans des domaines tels que la parenté, le soin des enfants, les pratiques thérapeutiques, les activités productives (agriculture, élevage, etc.) ou encore la ritualité. Dans tous ces domaines, il importe de mettre en évidence les dispositifs intellectuels et techniques – en particulier linguistique et figuratifs – que les groupes humains élaborent pour modéliser le vivant à l’échelle des organismes comme à l’échelle écologique. Dans un cadre comparatiste et épistémologique, un des objectifs est de réfléchir aux similitudes et aux différences existant entre les diverses théories de la vie que les humains développent.

3) Actions humaines sur le vivant

La contextualisation des savoirs biologiques implique également que soit engagée une réflexion sur les modalités d’action que les humains exercent sur les êtres vivants. Il se révèle ainsi fécond d’étudier les « configurations agentives » (Pitrou 2015) à l’intérieur desquelles les humains cherchent à contrôler ou à influencer des processus vitaux qu’ils ne peuvent pas, pour le moment, totalement fabriquer. L’accent mis sur les modalités de la coordination – par exemple la co-action ou les « chaînes opératoires »- des actions humaines avec l’agentivité propre aux êtres vivants et aux processus biologiques, rend possible un comparatisme élargi qui concerne les sociétés traditionnelles et modernes, occidentales et non-occidentales. Ainsi, outre les « biotechnologies archaïques » (Dagognet) telles que l’élevage ou l’agriculture, des investigations sont menées au sein de l’équipe pour étudier l’intervention humaine sur le vivant dans les biotechnologies les plus contemporaines : biologie de synthèse, biomédecine (procréation artificielle, cellules souches, greffes), biodesign, biomimétisme, bioart, do-it-yourself biology.

 

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