Soutenance de thèse de Noémie Merleau-Ponty – 24 novembre 2015 à 15h, 190 avenue de France, 75013 Paris, en salle 640 – « Cultures humaines in vitro. Ethnographie comparative de laboratoires (Inde-France) »

La soutenance de thèse de Noémie Merleau-Ponty aura lieu le 24 novembre 2015 à 15h, 190 avenue de France, 75013 Paris, salle 640.

Veuillez trouver ci-dessous son annonce de soutenance.

Bonjour,

J’ai le plaisir d’annoncer la soutenance de ma thèse en anthropologie sociale à l’EHESS, intitulée « Cultures humaines in vitro. Ethnographie comparative de laboratoires (Inde-France) ». Elle se tiendra le 24 novembre 2015 à 15h, 190 avenue de France, 75013 Paris, en salle 640.

Le jury est composé de :

Charis Thompson, UC Berkeley-London School of Economics
Séverine Mathieu, Université de Lille 1
Lawrence Cohen, UC Berkeley
Perig Pitrou, CNRS
René Frydman, MSH – hôpital Foch (co-directeur)
Enric Porqueres i Gené, EHESS (directeur)

Pour organiser au mieux le pot de thèse, je vous serais reconnaissante de m’indiquer par retour de mail si vous souhaitez vous y joindre : noemie.merleauponty [at] ehess.fr.

Sincèrement,

Noémie Merleau-Ponty

Résumé

Dans ce travail de doctorat, je m’intéresse conjointement à l’assistance médicale à la procréation et à la recherche fondamentale. Cette double approche permet de suivre la conception d’embryons humains en laboratoires, leur culture, leur sélection pour des transferts ou leur don à la recherche. Réalisant une ethnographie située dans plusieurs laboratoires en Inde et en France, ce sont les processus, trajectoires et destinations multiples de ces entités biologiques qui font l’objet de l’étude. Jouant sur le double sens du mot « culture » – la culture biologique des cellules et la culture au sens de l’anthropologie sociale – je cherche à établir comment la rationalité technoscientifique, partagée à une échelle globale par la communauté des biologistes, s’entremêle à des problématiques locales au sein desquelles le sens à donner à la vie humaine peut varier. Parenté, bioéthique, normes juridiques et économie sont les différents aspects que j’étudie pour comprendre comment des cellules jugées et manipulées selon des critères biologiques similaires sont cependant qualifiées par des contextes particuliers. Tout comme les connaissances de la science biologique peuvent sortir des laboratoires pour irriguer différentes institutions sociales et représentations personnelles, l’hypothèse de ce travail a été que différents aspects de la société sont entrés dans les laboratoires pour orienter la manière dont les cellules sont cultivées in vitro. À l’aide de ce cadre analytique, l’Inde apparaît comme un pays promoteur de l’innovation et instable du point de vue des normes éthiques. La rationalité bioscientifique y est considérée comme un outil pragmatique. Les débats de bioéthique concernent le statut et le rôle de l’objectivité dans la relation thérapeutique et commerciale ainsi que dans la communauté scientifique globale. La France apparaît comme un pays très précautionneux vis-à-vis des innovations biotechnologiques, considérées comme recelant un risque de réification et de commercialisation des éléments du corps humain. Les entités embryonnaires humaines sont particulièrement protégées par les institutions publiques.

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